KAMOURASKA-L’ISLET
Les églises de la MRC de L’Islet,
gardiennes d’histoire et de mémoire
Bien avant de devenir des attraits touristiques, les églises de la MRC de L’Islet occupaient une place centrale dans la vie des communautés. Elles servaient non seulement de lieux de culte, mais également de lieux de rassemblement, où se déroulaient les moments marquants de la vie des paroissiens. Aujourd’hui, ces édifices patrimoniaux continuent d’attirer les visiteurs désireux de découvrir l’histoire, l’architecture et les traditions qui ont façonné la Côte-du-Sud.
JOSÉ D. SOUCY
Parmi les joyaux du patrimoine religieux régional figure l’église Saint-Roch. Construite entre 1849 et 1853, elle domine toujours le paysage de Saint-Roch-des-Aulnaies, et constitue l’un des bâtiments les plus emblématiques de la municipalité. Son architecture, son décor intérieur et son histoire attirent chaque année de nombreux visiteurs. Toutefois, l’un des aspects les plus fascinants de l’édifice demeure invisible aux yeux du public.
Sous son plancher repose en effet une partie importante de l’histoire locale. Selon les recherches historiques réalisées sur le site, 232 personnes ont été inhumées sous l’église actuelle. Cette réalité s’inscrit dans la tradition des cimetières ad sanctos, une pratique présente dans plusieurs paroisses anciennes du Québec. Être enterré à l’intérieur d’une église ou à proximité immédiate du sanctuaire était alors considéré comme un privilège, et témoignait souvent de la place occupée par une personne au sein de sa communauté.
L’histoire de Saint-Roch-des-Aulnaies est particulièrement riche à cet égard. Trois lieux de culte y furent construits au fil du temps, et quatre cimetières ont accueilli les défunts de la paroisse. Le premier champ des morts était aménagé près de la chapelle de colombage érigée en 1718. Un autre fut ensuite aménagé sous la première église de pierre construite en 1724. Lorsque l’église actuelle fut construite au milieu du XIXe siècle, les inhumations sous le plancher se poursuivirent pendant plusieurs décennies, faisant de l’endroit l’un des plus importants cimetières ad sanctos connus dans une église paroissiale québécoise.
Avec le temps, toutefois, les préoccupations liées à la santé publique et à l’entretien des bâtiments amenèrent progressivement les autorités religieuses à mettre fin à cette pratique. Malgré cela, certaines exceptions subsistèrent jusqu’au début du XXe siècle. À Saint-Roch-des-Aulnaies, le sénateur Arthur Miville-Deschênes fut notamment inhumé sous la nef de l’église en 1902.
L’église Notre-Dame-de-Bon-Secours
À quelques kilomètres de là, l’église Notre-Dame-de-Bon-Secours de L’Islet constitue un autre joyau du patrimoine religieux régional. Construite entre 1768 et 1771 sur l’emplacement d’une église plus ancienne, elle compte parmi les plus anciens lieux de culte du Québec toujours ouverts au public. Bien avant la construction de l’église actuelle, une première chapelle avait été érigée sur le site en 1699, témoignant des débuts de la présence religieuse à L’Islet.
Située au cœur du secteur historique de L’Islet-sur-Mer, l’église se distingue par son remarquable décor intérieur. Les visiteurs peuvent notamment y admirer des œuvres associées aux familles Baillairgé et Levasseur, dont plusieurs figurent parmi les réalisations les plus importantes de l’art religieux québécois. Son emplacement entre le fleuve Saint-Laurent et l’ancien Chemin du Roy contribue également à son charme et à son intérêt historique.
Les églises ne sont toutefois qu’une partie de la richesse patrimoniale de la MRC de L’Islet. Presbytères, maisons ancestrales, moulins, couvents et bâtiments institutionnels complètent un paysage historique exceptionnel qui raconte plus de trois siècles d’occupation du territoire.
À une époque où le tourisme culturel gagne en popularité, ces lieux représentent des atouts précieux pour la région. Derrière leurs murs se cachent des histoires parfois méconnues, des personnages marquants, et des traditions qui continuent d’alimenter la mémoire collective. Plus qu’une simple visite touristique, la découverte des églises de la MRC de L’Islet permet de remonter le fil du temps, et de mieux comprendre l’héritage qui façonne encore aujourd’hui l’identité de la Côte-du-Sud.
L’église Notre-Dame-de-Bon-Secours. Photo : Sylvain Lizotte 2022
Découvrez six bonnes raisons
d’aimer séjourner en pleine nature
Bien sûr, en camping, il faut souvent composer avec les irréductibles moustiques et les caprices de dame Nature. MAIS, les bons côtés de ce mode d’hébergement — qui constitue par ailleurs une activité en soi — compensent largement ces possibles désagréments.
C’est relaxant
Même si cela demande une certaine organisation au départ, une fois au camping, on peut enfin ralentir et se détendre en vivant au rythme de la nature, loin du stress et des tracas quotidiens, de la pollution sonore et lumineuse, etc. On s’attarde à la beauté de ce qui nous entoure et aux sons apaisants (chant des oiseaux, bruissement de l’eau…), ce qui favorise un état de pleine conscience sans même qu’on y pense!
C’est propice à l’activité sportive
La plupart des établissements disposent d’installations sportives variées, telles que des terrains de tennis ou de volleyball. Plusieurs offrent également un accès à un point d’eau (avec location d’embarcations), ou encore à des sentiers de randonnée ou de vélo. Sans compter que monter le campement et marcher pour aller aux toilettes ou à la buanderie, ça fait aussi bouger!
Ça permet de déconnecter…
La couverture réseau étant souvent plus limitée sur les campings, on troque allègrement les écrans contre les jeux de table, la lecture et les activités de plein air en tous genres. Résultat? Une diminution du stress et une amélioration du sommeil et de l’humeur, voire du niveau d’énergie en général.
… Et de reconnecter avec la nature!
En plus d’offrir le gîte dans des décors enchanteurs sous de magnifiques cieux étoilés, le camping nous expose à la nature de façon prolongée. Et ça, c’est excellent pour la santé mentale et physique! Non seulement on profite de plus de lumière naturelle, de vitamine D et d’oxygène, mais on adapte notre horaire à celui du soleil, ce qui reprogramme notre horloge biologique et favorise des nuits plus réparatrices.
C’est idéal pour créer de beaux souvenirs
Rien de tel que de se retrouver au camping en couple, en famille ou entre amis pour passer du temps de qualité ensemble. Les incontournables feux de camp, par exemple, permettent assurément de profiter du moment présent, de discuter sans distractions et de renforcer les liens — et, accessoirement, de se régaler!
Bref, le camping est amusant et bénéfique à tous points de vue! Tenterez-vous l’expérience?
